Péninsule de Port-Au-Port, Terre-Neuve-et-Labrador

Maintenir son patrimoine distinct et explorer de nouvelles occasions

Située sur la côte ouest de Terre-Neuve, la péninsule de Port-au-Port est une région pittoresque présentant de spectaculaires berges rocheuses, bordées de magnifiques falaises saillantes. Composée d’environ 20 communautés, y compris les trois communautés francophones et acadiennes de Cap St-Georges, L’Anse-à-Canards et La Grand ‘Terre, la région fait partie du territoire communément appelé la Côte française. Comptant la concentration la plus élevée de francophones de la côte ouest, la péninsule est considérée comme le seul district bilingue de l’île de Terre-Neuve depuis 1971.

2922

Population

0*

Superficie des terres, kilomètres carrés

0*

Âge médian

foresterie, chasse et pêche, carrières et mines, extraction gazière et pétrolière

PRINCIPALES INDUSTRIES

anglais, français

LANGUAGES OFFICIELLE

Stephenville

VILLES AVOISINANTES

Dans la péninsule, la pêche qui est depuis longtemps la plus grande source d’emplois, subit un sérieux déclin. Actuellement, Atlantic Minerals qui fait l’extraction de la dolomite et du calcaire, ainsi que les écoles de la région sont les seul employeurs viables. En raison du manque d’occasions en matière d’éducation, de nombreux jeunes adultes de Port-au-Port quittent la région pour suivre des études postsecondaires et plusieurs d’entre eux ne reviennent jamais. Ceux qui reviennent font rapidement partie de la communauté de « navetteurs », faisant l’aller-retour entre la péninsule et d’autres régions comme St. John’s et l’Alberta pour travailler. Ce phénomène n’a rien de nouveau dans la région puisqu’il s’agit d’un style de vie courant dans le domaine des pêcheries. Les navetteurs qui reviennent dans la communauté profitent de bons salaires, de faibles taux d’imposition et de logements abordables, en plus de la qualité de vie qu’offre la beauté naturelle de la région. La municipalité de Cap St-Georges décide donc qu’il est judicieux pour sa viabilité et son développement d’adopter une stratégie qui sert d’abord cette clientèle, espérant que les gens reviennent, dépensent leur argent et prennent leur retraite dans la communauté. Le développement des infrastructures de la communauté constitue l’une des composantes essentielles de cette stratégie. Les membres du conseil cherchent activement les meilleurs moyens d’améliorer les infrastructures par le truchement de subventions provinciales et d’autres sources de financement. Et ils y parviennent. Notons par exemple le centre multifonctionnel et le renouvellement du système d’approvisionnement en eau.

On parle d’attirer les entreprises d’extraction pétrolière dans la région, ce qui augmenterait à la fois la population et les revenus. Certaines explorations ont été réalisées mais on est lent à démarrer. À l’exception de ce potentiel, il existe actuellement peu d’occasions économiques. La région accueillant de nombreux travailleurs migrants, il est difficile d’instaurer un solide esprit communautaire.

Port-au-Port doit aussi composer avec le défi de maintenir sa culture et sa langue françaises. On doit nourrir la fierté à l’égard de l’identité francophone et mettre en œuvre les moyens de stimuler la culture francophone. Ce défi demeure toutefois difficile à relever, compte tenu de l’exode des jeunes et des mariages mixtes entre francophones et anglophones, qui contribuent à diminuer le nombre de personnes parlant le français dans la communauté. Les organismes comme l’Association régionale de la Côte-Ouest (ARCO) et ses partenaires, parmi lesquels les écoles francophones et le Conseil scolaire francophone provincial, ont pour mission de sauvegarder, de promouvoir et d’assurer l’épanouissement de la langue et de la culture françaises dans la région.

Port-au-Port se concentre particulièrement à développer son industrie touristique. Considérant la beauté naturelle de la péninsule, en plus de son héritage français, on pourrait tirer parti de ce qui est déjà en place dans la communauté. Pour attirer de nouveaux visiteurs, il faudra investir dans les infrastructures et ajouter de nouveaux restaurants et sites d’hébergement. Pour favoriser l’entrepreneuriat, Port-au-Port offre une année sans impôts aux personnes qui songent à démarrer leurs propres entreprises. De nombreuses occasions se présentent pour Port-au-Port. Il suffira des bonnes personnes pour que la ville jouisse d’une croissance intéressante au cours des prochaines années.

*Veuillez noter qu’aux fins de ce projet, nous n’avons visité que les communautés francophones de L’Anse-à-Canards, La Grand’Terre et Cap St-Georges. Ainsi, nous ne pouvons préciser la superficie des terres ou l’âge médian de Port-au-Port, compte tenu du fait que nous nous attardons strictement aux communautés francophones.

Pour lire sur l’histoire des francophones de Terre-Neuve-et-Labrador, svp cliquez ici.