Trinity Bay North, Terre-Neuve-et-Labrador

Bâtir un avenir grâce aux forces du passé

Trinity Bay North est située à la pointe nord de la baie de Trinité à Terre-Neuve. Il s’agit d’une municipalité relativement récente, issue de l’union d’histoires et d’identités différentes. Elle a été incorporée en 2005, après la fusion des villes de Catalina, Melrose et Port Union, auxquelles s’ajoute la ville de Little Catalina en 2010. Trinity Bay North est une communauté qui tente de trouver l’équilibre entre le passé de chacune des villes qui la composent et la cohésion qui leur permettra de progresser collectivement.

1827

Population

23

Superficie des terres, kilomètres carrés

53

Âge médian

secteur manufacturier, agriculture, foresterie, chasse et pêche

PRINCIPALES INDUSTRIES

anglais

LANGUAGES OFFICIELLE

Clarenville

VILLES AVOISINANTES

L’activité économique de Trinity Bay North a toujours gravité autour des pêcheries. Port Union est le siège de la Fishermen’s Protective Union créée en 1908 et la seule ville construite par un syndicat en Amérique du Nord. C’est aussi à Port Union que l’entreprise Fisheries Products International érige en 1957 une vaste usine de transformation du poisson de fond. À son apogée, l’usine emploie plus de 1 500 travailleurs et attire de multiples services et magasins de la région qui s’installent à proximité de l’établissement. Grâce à son port en eaux profondes et à son histoire syndicale prônant l’égalitarisme entre pêcheurs, la ville accueille une main-d’œuvre composée de gens venus des communautés avoisinantes.

En 1992, le gouvernement canadien déclare un moratoire sur la pêche à la morue du Nord, l’usine ferme ses portes et l’activité économique locale périclite. En 1998, l’établissement rouvre et devient une usine de transformation de crevette, employant 200 travailleurs. Cependant, la mauvaise fortune frappe à nouveau alors qu’en 2010 les ravages de l’ouragan Igor forcent la fermeture de l’usine. À peine un an plus tard, la tannerie située à Catalina annonce qu’elle ne transformera plus les peaux de phoque, causant la perte de 90 emplois supplémentaires et exacerbant les pressions économiques.

Quoique la municipalité de Trinity Bay North compose toujours avec de multiples défis en matière d’industrie et d’emploi, on observe plusieurs signes de renouveau encourageants. En 2012, les résidents de la communauté se mobilisent et orchestrent avec succès une campagne visant à sauver l’école élémentaire de Catalina. La municipalité collabore avec les villes voisines pour tirer profit du potentiel touristique des nombreux sites de la région qui ont une valeur historique, géologique et culturelle.

On propose notamment la création d’un géo-parc à Trinity Bay North, qui ferait valoir les fossiles exceptionnels découverts dans cette communauté, témoignant de la vie en bord de mer il y a quelque 540 à 580 millions d’années. Cet été, on a découvert d’autres fossiles, ce qui promet d’attirer encore plus d’attention sur la région.

La Sir William F. Coaker Heritage Foundation, dédiée à la préservation et au développement avisé du quartier historique de Port Union, est devenue une force motrice dans la communauté. En 2008, travaillant en partenariat avec Iceberg Vodka et grâce au soutien des gouvernements fédéral et provincial, la Coaker Foundation procède à la restauration d’un ancien magasin de détail et d’un établissement de salage de poisson de la Fishermen’s Union Trading Company. Les filiales de l’entreprise Iceberg ont depuis ouvert une usine de moulage par soufflage, créant environ dix emplois. La Coaker Foundation poursuit ses plans de restauration des propriétés du quartier historique, contribuant ainsi à l’économie de la région.

On observe par ailleurs d’autres signes de renouveau économique, comme les efforts constants des communautés à explorer les occasions que présentent les propriétés commerciales et les ressources issues du port en eaux profondes. L’emploi demeure un défi majeur, plusieurs résidents se voyant contraints de parcourir de grandes distances pour travailler ou encore de se transformer en main-d’œuvre mobile. Toutefois, à la lumière de l’engagement soutenu des gens, des entreprises et de la municipalité, on a bon espoir qu’ils persévèrent et surmontent ces défis pour bâtir un avenir plus prometteur.