Ontario

Toutes les communautés rurales de l’Ontario possèdent leurs propres atouts et contribuent à la diversité de la province. Le nord de l’Ontario renferme une multitude de ressources naturelles. On y génère notamment des minéraux d’une valeur de cinq milliards de dollars par année. Quant au sud de l’Ontario, il est riche en terres agricoles produisant les légumes, la viande et les produits laitiers parmi les plus frais au pays, avec ses quelque 52 000 fermes parsemées sur le territoire.

En plus de ses magnifiques paysages, l’Ontario compte un impressionnant total de 329 parcs provinciaux, 400 zones de conservation et 292 réserves de conservation qui attirent plus de 10 millions de visiteurs par année. Il faut également souligner que les 250 000 lacs de la province représentent le tiers des réserves mondiales d’eau douce.

12851821

Population (2011)

40,4

Âge médian :

anglais

LANGUES OFFICIELLES :

908607.67

Superficie des terres, kilomètres carrés

222,76

DENSITÉ DE POPULATION :

Commerce de gros/de détail, Soins de santé, Secteur manufacturier

PRINCIPALES INDUSTRIES:

Pourtant, quoique la grande majorité de ces ressources naturelles soient issues des régions rurales, la ruralité ontarienne est en déclin :

  • Entre 2001 et 2011, la population urbaine de l’Ontario s’est accrue de 15,13 % alors que la population des régions rurales et des petites villes a diminué de 7,34 %.
  • Les projections démographiques de 2011 à 2025 révèlent que la population rurale de l’Ontario continuera de décroitre, passant de 1 118 065 à 925 299, ce qui laisse présager un avenir incertain.

Pourquoi la ruralité ontarienne décline-t-elle?

  • La population de la province est vieillissante : Les faibles taux de natalité et l’espérance de vie croissante ont pour effet d’augmenter l’âge moyen des Ontariens, créant de vastes lacunes liées à la main-d’œuvre.
  • Les jeunes adultes en âge de travailler quittent les régions rurales et plusieurs d’entre eux n’y reviennent jamais : La population en âge d’activité maximale (personnes âgées de 20 à 44 ans) a diminué de 26 % entre 2001 et 2011. On estime que plusieurs de ces jeunes adultes en âge de travailler ont quitté pour entreprendre des études postsecondaires et pour profiter des occasions d’emploi en régions urbaines.
  • L’Ontario rural n’attire pas l’immigration : En dépit d’une croissance marquée d’immigrants au cours des 10 dernières années, seulement 2,8 % d’entre eux habitent les régions rurales de la province.

Quelles sont les répercussions pour l’Ontario rural?

Il est crucial de s’attarder aux défis que rencontre l’Ontario rural. Si rien n’est fait, ils iront en empirant. Le fait de rehausser les services d’éducation et de formation sont non seulement susceptibles d’aider à retenir les jeunes travailleurs, mais également de fournir aux communautés les compétences, les connaissances et le talent dont elles ont besoin pour prospérer. On doit mettre en place des stratégies visant à inciter les immigrants à s’installer dans les régions rurales de l’Ontario. Il importe de plus en plus que les communautés rurales de la province collaborent pour tirer profit des ressources existantes de sorte à créer une ruralité ontarienne qui soit encore plus solide, dynamique et vibrante.

L’Ontario rural compose avec des défis liés aux compétences :

• Plus la région est ‘rurale’, plus le taux moyen d’activité diminue. Le taux moyen d’activité est plus élevé de 14 % en milieu urbain qu’il ne l’est en milieu rural.

• Les niveaux d’instruction déclinent proportionnellement à l’augmentation de la distance entre les régions rurales et les centre urbains. Par exemple, 31 % des personnes résidant en régions urbaines sont titulaires d’un diplôme universitaire comparativement à 5 % en régions rurales.

• Les niveaux de scolarité en régions rurales sont beaucoup plus faibles qu’ils ne le sont en milieux urbains : près de la moitié des populations des régions rurales éloignées ne possèdent pas de diplôme d’études secondaires.

Renforcer les communautés rurales du Canada travaille à déterminer si les stratégies de développement des compétences pourraient favoriser la croissance économique et la résilience de ces communautés en consolidant leur capital humain et social.

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