Bonavista, Terre-Neuve-et-Labrador

Restaurer son passé pour un avenir prospère

Située sur la route 230, la Discovery Trail, à seulement trois heures de Gander et du traversier Argentia, Bonavista est une petite ville côtière affichant des rives singulièrement escarpées. Lieu imprégné d’une histoire exceptionnelle, il s’agit aussi de l’endroit où l’explorateur italien Jean Cabot aurait touché terre en 1497. Exploitant sa proximité aux zones de pêche et de chasse au phoque, Bonavista devient rapidement l’une des plus importantes villes de la province sur le plan économique.  

3589

Population

31.50

Superficie des terres, kilomètres carrés

46.4

Âge médian

secteur manufacturier, services d’hébergement et de restauration

PRINCIPALES INDUSTRIES

anglais

LANGUAGES OFFICIELLE

Clarenville

VILLES AVOISINANTES

À titre de centre commercial majeur de la fin du 19e et du début du 20e siècle, Bonavista connait une croissance remarquable grâce à la production halieutique, sa population atteignant jusqu’à 20 000 habitants. Cependant, en 1992, on assiste à l’écroulement de la pêche à la morue du Nord. Il s’agit de la plus vaste fermeture industrielle de l’histoire canadienne, expédiant au chômage plus de 30 000 pêcheurs et travailleurs d’usine de 400 communautés côtières de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette situation a évidemment eu des incidences dramatiques sur l’économie locale. Le principal employeur de la ville, Ocean Choice International Inc., soutient actuellement environ 330 emplois dans le domaine de la transformation, et le crabe permet à de nombreux pêcheurs de survivre. Cependant, l’avenir de Bonavista ne peut plus reposer que sur les pêcheries.

Le tourisme prend de plus en plus d’essor, offrant de nouveaux emplois et une activité économique renouvelée. La ville compte plus de 1 000 bâtiments historiques. Au cours de la dernière décennie, la Bonavista Historic Townscape Foundation, en collaboration avec le secteur privé, a entamé la restauration des lieux historiques pour attirer commerces et touristes. On trouve près du havre une réplique grandeur nature du navire de Cabot, le Matthew. On a rénové l’Établissement Ryan, commémorant le début des pêcheries sur la côte est, le site étant désormais géré par Parcs Canada. Le Garrick Theater, l’un des plus anciens cinémas de la province, a été restauré et abrite actuellement une salle multifonctionnelle de 200 places et des lieux de réunions.

En plus des attraits historiques, Bonavista propose de nombreux hôtels et restaurants qui peuvent satisfaire aux goûts les plus diversifiés. Par ailleurs, on peut emprunter la Cape Shore Trail pour jouir d’une randonnée spectaculaire le long des berges escarpées de Bonavista, pour observer les oiseaux et les baleines (en saison) ou pour atteindre le point culminant au phare du Cap Bonavista.

Ces panoramas suscitent l’intérêt des visiteurs, en plus d’être attrayants auprès des nouveaux résidents qui voudraient élire domicile dans la région. Le nouveau Wellness Centre que la ville est actuellement à construire, créera de nouveaux espaces accueillants pour les familles. En dépit de ces progrès, la ville devrait entreprendre de vastes travaux d’infrastructure, notamment la modernisation des systèmes de gestion de l’eau. Toutefois, l’assiette fiscale de la ville ne pourrait soutenir des dépenses de cette ampleur.

Il existe plusieurs raisons de célébrer le renouveau graduel de Bonavista. Cependant, la communauté fait face à des défis en matière de main-d’œuvre. En plus de la pénurie de personnel qualifié dans les secteurs des métiers et de la construction, les travailleurs des usines de poisson vieillissent rapidement, laissant un grand vide qu’il faudra rapidement combler. La communauté offre bien peu de programmes de formation et la survie de ceux qui existent pourrait être mise en cause. On doit créer plus d’occasions de formation liée au tourisme culturel et à la cuisine spécialisée, notamment à l’établissement local, le College of the North Atlantic’s Centre of Excellence. On remarque également le besoin de formation dans les domaines des pêches et des métiers, pour arriver à fournir la main-d’œuvre pouvant occuper les emplois existants.

Sans l’apport d’une main-d’œuvre diversifiée et dynamique, sans la contribution des jeunes et sans le développement des compétences de sa population, la croissance économique et culturelle de Bonavista pourrait être compromise. Quoique la vapeur semble renversée, encore faut-il exploiter les nombreuses occasions et le potentiel existant pour faire en sorte que Bonavista connaisse une réelle croissance.