Défis

Plusieurs nouvelles pressions se dressent pour définir et remodeler la vie rurale. Alors que l’économie poursuit ses mutations, les petites entreprises se voient contraintes de fermer leurs portes. Les écoles, primordiales à la formation de la prochaine génération, disparaissent également. Les jeunes migrent vers les centres urbains, laissant derrière eux des populations de retraités, où personne ne peut les remplacer. S’il est vrai que chaque communauté fait face à ses propres défis, on observe des luttes communes au sein de l’ensemble des communautés rurales canadiennes :

  • Déclin des populations
    La croissance des communautés rurales affiche un lent déclin : de 2001 à 2010, la population urbaine de l’Ontario s’est accrue de 15,13 %, alors que la population des petites villes a diminué de 7,34 %.
  • Migration des jeunes vers les centres urbains et vieillissement des populations
    Les jeunes jouent un rôle crucial quant à l’avenir de toutes les communautés. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à « quitter pour apprendre », migrant vers les centres urbains afin de poursuivre des études supérieures et de profiter des occasions d’emploi. La migration des jeunes de 20 à 30 ans constitue le principal facteur responsable du déclin des populations rurales en Ontario.
  • Faibles taux d’immigration rurale
    En Ontario, l’immigration a augmenté de plus de 124 % entre 2001 et 2011 (un taux de croissance annuel de 12,4 %). Cependant, seulement 2.8 % de ces immigrants ont élu domicile dans les régions rurales de la province. À la lumière des faibles taux de natalité à travers le pays, la présence d’immigrants est essentielle à la croissance des communautés rurales.
  • Faibles niveaux de compétences et de revenus
    En moyenne, les niveaux d’instruction des personnes habitant en régions rurales sont considérablement plus faibles que ceux des personnes résidant en régions urbaines. En effet, plus la distance entre les régions rurales et les centres urbains augmente, plus les niveaux moyens de scolarité diminuent. Par surcroît, les revenus moyens des travailleurs à temps plein des régions éloignées de l’Ontario ne représentent qu’environ 67,8 % des salaires de leurs congénères des régions urbaines.
  • Lacunes sur le plan des services et infrastructures vieillissantes
    Les communautés rurales font face à des obstacles majeurs quand il s’agit par exemple de générer les revenus de taxes municipales permettant de soutenir les infrastructures vieillissantes et les services. En outre, les habitants des régions rurales n’ont pas accès aux mêmes services que ceux des centres urbains, par exemple en ce qui a trait à la facilité d’accès aux soins de santé, aux services de garde, à l’éducation ou à la formation.
  • Défis liés à la planification de la main-d’œuvre
    La population de plusieurs communautés rurales est vieillissante et une large part de leur main-d’œuvre approche la retraite. Il importe d’autant plus que les communautés rurales élaborent des stratégies qui s’attaquent aux enjeux actuels et futurs entourant la main-d’œuvre locale, notamment en retenant les jeunes et en favorisant l’immigration.